La rigueur comme programme !
Posté le Jeudi 05 Juillet 2012 à 17:07

Démagogie, austérité, rigueur…, n’ayons pas peur des mots ! Voilà comment résumer la politique du gouvernement de Jean-Marc AYRAULT et de la présidence François HOLLANDE. Et il y a de quoi en perdre son latin !
Quelques exemples à ne pas ignorer. Selon le rapport préparatoire au débat d'orientation des finances publiques, l'augmentation des prélèvements obligatoires sera brutale et rapide.
La pression fiscale, mesurée par le taux de prélèvements obligatoires, aura augmenté de 2,6 points entre 2011 et 2017 pour atteindre 46,5 % du produit intérieur brut (PIB), au-dessus du record de 1999 qui était de 44,9 %.
Alors que le gouvernement, son Premier Ministre en tête, assure que les augmentations de prélèvements épargneront les classes moyennes et les classes populaires au nom du « redressement dans la justice », la suppression des allégements de charges sur les heures supplémentaires a de quoi focaliser notre attention et notre opposition, du côté de l’UMP. Tout comme les exonérations de cotisations salariales qui vont être supprimées pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.
De quoi s’interroger, voire s’inquiéter pour notre pays et nos concitoyens !
D’où la réflexion du député UMP Gilles CARREZ, président de la commission des finances, à savoir « est-ce que le gouvernement classe ces salariés dans les catégories les plus aisées ? »
Ou celle encore de François BAROIN, ancien ministre du budget, qui pointe la contradiction qu'il y avait à d'un côté augmenter le smic et de l'autre supprimer les exonérations de charges dont bénéficient les salariés sur leurs heures supplémentaires.
Cette suppression se traduirait en moyenne par un manque à gagner de l'ordre de 300 euros par an par salarié, selon un chiffrage donné par la gauche et Pierre MOSCOVICI.
Bref, soyons vigilant car, en vérité, il s'agit tout de même d'un régime bien plus sévère que celui sur lequel s'était engagé le candidat François HOLLANDE pendant la campagne présidentielle.
On note bien que dans son rapport, le gouvernement explique que toutes les administrations devront participer à cet effort de maîtrise de la dépense, mais il ne documente pas les mesures à prendre concrètement pour réduire ces dépenses.
Au fait, c’est quand le changement déjà ?